Les colos des Alpes-Maritimes

Le département des Alpes-Maritimes est un lieu idéal pour l’études des colonies de vacances, centres de vacances et séjours de vacances. L’équipe du Musée de la colo a donc décidé de consacrer plusieurs pages aux nombreuses colonies maralpines.

Nos motivations sont de plusieurs ordres :

– le département est à la fois mer et montagne. Les enfants du littoral pouvaient aller en colo en montagne en ne s’éloignant que de quelques dizaines de kilomètres ;

– une position du Conseil Général des années 1930 incite les organisateurs de colos des Alpes-Maritimes à s’implanter dans le même département (il n’y a pas de raisons d’aller dans un autre département). L’étude est maintenant facilitée par la proximité ;

– on trouve toutes sortes de colos (voir listes ci-dessous) ;

– les archives du Conseil Départemental comprennent de nombreuses données, notamment toutes les déclarations de colos et les listes des enfants de 1939 à 1960 ;

– le musée de la colo a déjà regroupé de nombreux documents sur ces colos ;

– enfin, les colonies de vacances sont oubliées dans les différentes recherches départementales que ce soit au niveau du tourisme, du parc de Mercantour, de l’étude du haut-pays… Il est pourtant évident qu’elles ont eu une importance dans la connaissance du moyen et haut pays pour les habitants du littoral et ce durant tout le XXème siècle.

Nous avons compté pour de 250 bâtiments ayant accueillis des colonies de vacances (et nous en avons retrouvé plus de 100 pour l’instant).

Les différent types de colos des Alpes-Maritimes sont :

des colonies municipales (souvent appelées colonies scolaires) comme pour la ville de Nice les colos d’Isola, de Sospel, du Boréon, de la Brigue ; pour Cannes et Antibes des colos à Saint Vallier de Thiey ; pour Menton la colo de Fontan ; pour Cagnes-sur-Mer la colo d’Andon… (la liste est longue). Plusieurs villes d’autres départements ont eu aussi leur colo dans le 06 (comme Evreux à Peira-Cava)

des colonies départementales, dans les années 60 le Conseil général des Alpes-Maritimes a construit 3 écoles des Neiges (Auron, Valberg et la Colmiane). Ces écoles ont accueilli des colonies de vacances l’été ;

des colonies d’origines protestantes, la première colonie des Alpes-Maritimes serait née en 1906 ou 1907. Elle a été créé par un pasteur sous le nom des « enfants à la montagne »

des colonies d’origines catholiques, elles sont très nombreuses. Citons Don Bosco (5 ou 6 colonies différentes), La flèche à Sospel…, la cité Sainte-Thérèse à Saint-Auban, l’Etoile saint-Barthélémy à Guillaumes, Notre Maison à Berthemont, La semeuse à la gordolasque…

des colonies laïques comme le CEJAM à Rimplas puis à Valdeblore, La ligue de l’enseignement à La Bollène-Vésubie, les anciens combattants à Saint-Martin Vésubie, Bendejun et Esteing…

des colonies communistes notamment les Vaillants à à Saint-Cézaire puis à la Gordolasque ;

des colonies de comité d’entreprise comme la SNCF (Antibes, Cannes, Fontan, La Brigue, Tende, Saint-Dalmas de Tende), l’EDF (Saint-Martin Vésubie),  Sud Aviation (puis l’aérospatiale à Gréolières)…

des colonies de mouvements de jeunesse comme les coeurs-vaillants qui ont eu des colos à Moulinet et à Sospel, Les éclaireurs à saint-Auban, les scouts de France à Malamaire…

des colonies dans des bâtiments militaires comme à Breil, Sospel, Peira-cava, les granges de la Brasque… et des colonies liées à l’armée (IGESA) ;

des colonies sanitaires, notamment les assurances sociales de Marseille à Thorenc

des colonies sociales notamment le CCAS de Nice à Berthemont, la C.A.F. aux Granges de la Brasque (et au Fugeret, à la limite du département)

des colonies privées. Nous avons eu plusieurs Homes d’enfants notamment les Chamois à Valdeblore.

des colonies étrangères comme Monaco à Peira-Cava et peut-être à Valdeblore, la ville de Liège à Gréolières…

Certaines de ces colonies ont développé des méthodes pédagogiques spécifiques qui méritent de ne pas être oubliées comme la république des jeunes (C.L.A.J. Nice) ; le village des enfants (Colonie de Roquebrune Cap-Martin à Sainte-Agnès) ; les francs-travail de l’enfance populaire (et probablement de la colonie de Carros)…

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